Une Vague de Fleurs pour 2023

Avec ces fleurs, Vague toxique vous souhaite une très heureuse année 2023.
Nous vous parlons de plantes car la qualité de l’océan dépend des végétaux qui l’entourent.
C’est pour cela que nous élaborons le projet : « Art & Botanique : de l’arbre à l’océan »

🌱 Le règne végétal est composé d’êtres vivants absolument extraordinaires. Les plantes, représentantes d’une forme de vie tout à fait indépendante de nous, sont douées de facultés d’adaptation sophistiquées qui leur ont permis de peupler la terre. La vie sur terre ne serait pas possible sans elles.

Leur forme de vie statique et passive, leur a valu le mépris mais les découvertes scientifiques de ces dernières années bouleversent notre imaginaire collectif d’espèce « supérieure » .
🌊 Acteur majeur dans l’épuration de l’eau et la lutte contre le changement climatique Nous avons aujourd’hui plus que jamais la nécessité d’étudier le règne végétal en profondeur. Nous pouvons le faire en ayant une approche qui part du point de vue du sujet que l’on étudie, en essayant d’oublier l’anthropomorphisme. Cette opération est une ouverture sur l’altérité, la reconnaissance de l’autre.
😌 C’est un exercice qui demande l’effort de sortir des préjugés mais c’est le prix à payer pour mieux connaître les plantes et se connaitre.

Vidéo de la vague de fleurs : https://www.youtube.com/watch?v=-uJTk_mRmUY

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Erromardie au vert

Que fait la police de l’eau ?

Le 14 décembre, nous apprenions grâce à Sud-Ouest le rejet de fluorescéine dans le ruisseau du Grand Ichaca à Erromardie (Saint Jean de Luz.), la société Suez est suspectée car elle fait des études en vue de l’implantation d’une Station d’épuration. Puis, le jeudi 15 décembre, c’est la société Gravasac ( fabricant et distributeur de matériel pour le bâtiment et les travaux publics ) qui reconnait une erreur de manipulation.

🤔 Quelle est la dose qui a été vraiment déversée les chiffres cités étant très divergents ? Quelle est la dose recommandée pour l’usage dans les réseaux d’eau ?

En effet cette molécule est utilisée dans le domaine médical où elle est connue pour causer des allergies graves, en hydrogéologie pour tracer les cours d’eau souterrain, dans le bâtiment , l’industrie et les réseaux d’eaux usées pour la recherche de fuites.

Si la couleur s’élimine rapidement, quel est le devenir de cette molécule ?
L’écotoxicité est encore discutée et pourrait varier selon les espèces et leur âge, la durée et concentration d’exposition, des synergies avec d’autres composés ou polluants, etc…

Son écotoxicité est réputée faible mais la toxicité de ses produits de dégradation pourrait être plus importante que la molécule-mère cependant elle n’est étudiée que depuis 2017. Les effets de la molécules sur un microcrustacé (filtreur) aquatique d’eau douce très commun : la daphnie (Daphnia pulex) montre une toxicité possible sur la reproduction après 10 jours d’exposition.

☝🏻Comment se fait-il qu’une entreprise qui produit et commercialise des produits chimiques pouvant être rejeté dans le milieu naturel de ne soit pas surveillée, cela ne relève-t-il pas des ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement ?

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Tribune parue dans Le Monde

Dans une tribune du « Monde », deux cents médecins et chercheurs en toxicologie
appellent la France à agir pour que la réforme de la réglementation Reach ait lieu.
Elle vise à renforcer le contrôle de l’utilisation des substances chimiques dans l’Union
européenne. La France doit aussi soutenir l’adoption rapide du règlement pour
réduire la dépendance européenne aux pesticides (SUR).

En Europe, des dispositifs réglementaires ont l’ambition affichée de contrôler et de protéger
des risques des produits chimiques, auxquels écosystèmes et humains sont exposés
quotidiennement. Ces dispositifs qui ont pour acronymes Reach (sur l’enregistrement,
l’évaluation, l’autorisation et les restrictions des substances chimiques produites ou
commercialisées dans l’Union européenne), CLP (règlement relatif à la classification,
l’étiquetage et à l’emballage des substances) et SUR (Regulation of Sustainable Use of Plants
Protection Products, soit réglementation de l’utilisation durable des produits
phytopharmaceutiques), restent largement inconnus du grand public, et hors du débat
démocratique. Alors qu’ils nous concernent tous lorsque nous utilisons une peinture, nous
portons un vêtement « technique » imperméable, nous achetons des meubles ou lorsque nous
nous alimentons.


Ces dispositifs font l’objet de critiques récurrentes depuis leur mise en application. Le
règlement Reach, entré en vigueur en 2007, vise à contrôler la fabrication et l’utilisation des
substances chimiques dans l’Union européenne. Mais de nombreux obstacles freinent sa mise
en œuvre : des dossiers trop souvent incomplets, des procédures administratives lourdes et
complexes, jugées par la Commission elle-même trop lentes pour protéger les citoyens contre
les risques liés aux substances les plus dangereuses ; et surtout des lacunes dans
l’identification des dangers, notamment des perturbateurs endocriniens, et des usages des
substances.
A titre d’exemple, on estime à 100 000 le nombre de molécules mises sur le marché et à
70 000 le nombre de celles dont les dangers sont insuffisamment caractérisés. Reach est très
lié à un autre règlement, le CLP, relatif à la classification de la plupart des substances
chimiques dangereuses ; or, des évolutions importantes sont en cours.
Une réforme cruciale
Dans sa stratégie sur les produits chimiques, un des piliers du Pacte vert européen, la
Commission estimait que la révision du règlement Reach était nécessaire. Tellement cruciale
qu’elle avait annoncé le 25 avril la mise en œuvre d’un plan d’interdiction des substances
toxiques pour la santé et l’environnement. Son report, annoncé le 18 octobre, traduit
notamment la pression des lobbys industriels. Le gouvernement français doit donc prendre ses
responsabilités, intensifier son action et défendre la réforme de Reach.

Reach servira par exemple à appliquer les trois classes de danger désormais reconnues pour
les perturbateurs endocriniens (PE) grâce à la révision du CLP. Celle-ci était attendue depuis
des années par la communauté scientifique et par les organisations non gouvernementales :
elle permet notamment de prendre en compte les dangers non reconnus par la réglementation
actuelle et d’élever le niveau de protection des populations et de l’environnement. Cependant,
pour que cette évolution ne reste pas une coquille vide, il est nécessaire d’intervenir sur le
niveau de données exigées qui, lui, relève de Reach (nature des tests d’identification des effets
des PE, avec exigences concernant des voies peu explorées).


L’enjeu est aussi d’assurer son application le plus tôt possible, avec d’autres avancées, telles
que la possibilité de prendre – enfin ! – en compte l’exposition à des mélanges de substances
en vue de limiter le risque d’effet cocktail ; la possibilité d’interdire certains usages grand
public et professionnels de substances les plus dangereuses. L’évaluation des risques par
famille de substances, et non plus au cas par cas en est une autre. L’exemple des bisphénols
(avec le cas emblématique du bisphénol A remplacé par des alternatives insuffisamment
caractérisées) ou des perfluorés montre que dans une même famille de nombreux composés
peuvent partager la même toxicité.

La France devra également promouvoir la révision d’un autre règlement, celui concernant les
pesticides. Pièce maîtresse du Pacte vert européen, le SUR est actuellement en discussion au
niveau du Parlement européen. Il prévoit l’adoption d’un objectif juridiquement contraignant
de réduction des pesticides de 50 % à l’horizon 2030 ainsi que l’extension des zones tampon à
proximité des zones utilisées par le grand public (habitations, écoles). Il est à craindre que sa
mise en œuvre soit elle aussi repoussée.

Connaissances alarmantes
Les connaissances scientifiques sur l’état de la pollution (agro-) chimique qui ne cessent de
s’accumuler sont pourtant très alarmantes. Elles imposent des réponses politiques solides et
rapides. Citons simplement deux expertises récentes : celle de l’Inserm publiée en 2021 sur
les risques sanitaires des pesticides pour les professionnels et la population générale. Et celle
de l’Inrae en 2022 montrant la contamination générale des écosystèmes.

Malheureusement les alertes scientifiques se succèdent, comme une méta-analyse récente
montrant une forte accélération du déclin de la fertilité masculine. Ses auteurs appellent à
une action mondiale : les décideurs ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

Nous, chercheurs et chercheuses, médecins, demandons à l’Etat français qu’il agisse pour
l’adoption dès les prochains mois de la réforme du règlement Reach, cruciale pour la santé
publique. Et qu’il soutienne la proposition de la Commission européenne pour l’adoption
rapide du règlement sur l’utilisation durable des produits phytopharmaceutiques (SUR) pour
réduire la dépendance de l’Europe quant aux pesticides.



Premiers signataires : Isabella Annessi-Maesano, professeure,directrice de
recherche à l’Inserm ; Robert Barouki, professeur ; Jean-Marc
Bonmatin, toxicologue ; Pauline Cervan, toxicologue ; Nicolas
Chevalier, professeur, CHU de Nice et Inserm ; Xavier
Coumoul, professeur ; Barbara Demeneix, professeure ; Serge
Hercberg,professeur ; Olivier Kah, directeur de recherche émérite au
CNRS ; Emmanuelle Kesse-Guyot, épidémiologiste ; Pierre-Michel
Perinaud, médecin, président de l’Alerte des médecins sur les pesticides
(AMLP) ; Jean-Louis Zylberberg, médecin du travail.

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L’avenir des stations d’épuration : les solutions.

Nous vous avons présenté les insuffisances de nos stations d’épuration , pourtant 2/3 de votre facture d’eau devrait servir à la rénovation de l’assainissement.

Aujourd’hui, nous vous montrons que les solutions existent, pourquoi ne sont-elles pas appliquées?

Nous vous invitons à visionner cette vidéo très explicative sur la Station du futur https://www.youtube.com/watch?v=8wRihD0nBtk

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LES STATIONS DE TRAITEMENT DES EAUX USÉES . PARTIE 3

Nous finissons notre tour des STEU* du littoral avec les villes d’Anglet et Bayonne.
 
La somme des équivalents habitants (EH) qui traduit la capacité des stations d’épuration sur la Cote Basque est de 450000 EH . La population est en hiver de 186 174 habitants. En été , lorsque la population est multipliée par 6 ou 8 il est évident que la capacité des stations d’épuration est insuffisante. ❌👉🏻 Et nous ne sommes pas surpris qu’en cas de pluie, tout déborde et parte sans traitements dans les milieux aquatiques.

👏🏻 Cependant, nous nous réjouissons de l’équipement de dernière génération de la
nouvelle STEU de St Bernard . Celle-ci est dotée d’une technologie capable de filtrer les micro-plastiques et les micro-polluants.

*STEU : Station de Traitement des Eaux Usées

Trouvez la STEP à laquelle vous êtes rattaché grâce à ce lien: https://www.assainissement.developpement-durable.gouv.fr/PortailAC/data.php

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LES STATIONS DE TRAITEMENT DES EAUX USÉES . PARTIE 2

Nous continuons notre tour des STEU* du littoral.
Nous voyons aujourd‘hui : Guéthary, Bidart et Biarritz toutes équipées d’émissaires en mer . 
❌ Nous nous étions opposés à la réalisation de celui de Bidart qui a été mis en place en même temps que les portes à clapets.
Si toute station doit avoir la possibilité de rejeter dans le milieu naturel en cas de saturation, celui-ci s’adaptant à la géographie locale ( rivière, plage, etc…) l’émissaire n’est pas obligatoire .
On appelle By Pass ces déversements d’eaux non-traitées .

💦 Les émissaires en mer ne servent qu’à rejeter plus loin ces déversements loin de la vue de la population et au-delà des eaux de baignade ; évitant ainsi leur contamination bactérienne et leur fermeture.
❗️Les rares documents que nous avons pu consulter montrent que les By Pass sont multipliés par 3 après la mise en place d’un émissaire en mer.

*STEU : Station de Traitement des Eaux Usées

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LES STATIONS DE TRAITEMENT DES EAUX USEES DU LITTORAL BASQUE * PARTIE 1

Nous sommes tous préoccupés par la pollution de notre océan.
Mais qui connait la STEU* à laquelle il est relié? Les 2/3 de notre facture d’eau sont consacrés à l’assainissement et toutes à part celle de St Bernard à Bayonne datent du siècle dernier !

Nous vous proposons de comprendre un peu mieux les enjeux en étudiant chacune des STEU du littoral.

Vous remarquerez qu’elles sont dimensionnées pour un doublement de population l’été.
C’était le cas dans les années 2000 mais maintenant d’après les offices du tourisme, la population estivale est multipliée par 5 voir 8.
Donc les insuffisances d’épuration ne sont pas uniquement dues à des réseaux d’égout unitaire mais aussi à ce sous-dimensionnement .

Enfin, nous vous parlons d’eutrophisation qui se matérialise par la prolifération d’algues ( macro ou micro) .
L’azote ( NGL) et le phosphore ( PT) principaux responsables ne sont pas surveillés dans les rejets .

A St Jean de Luz , la STEU est non-conforme à la directive européenne pour les eaux résiduaires urbaines . (le remplacement est prévu pour 2026 mais le financement n’est pas établi) .

*STEU : Station de Traitement des Eaux Usées

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ADHESION CSE PAYS-BASQUE

La Coordination Santé Environnement du Pays Basque souhaite développer un projet qui allie Art et Sciences .
Des scientifiques, des botanistes et des artistes travailleront avec des scolaires. Après une sensibilisation à l’environnement, en particulier à la biodiversité, des œuvres seront co-créées en alliant le travail des artistes et des enfants.
Pour cela, nous devons avoir un agrément auprès de l’Académie et le nombre d’adhérents est important.

Merci d’avance pour votre soutien.

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L’EAU POTABLE


Fidèle à son rôle de lanceur d’alerte, Vague toxique relaie les informations et nous remercions
les abonnés qui ont réagi a notre précédent post.
D’autre part Vague Toxique ne fait pas de publicité mais a du mal à s’y retrouver dans les
techniques proposées.

Voyons les techniques proposées :

*Filtre céramique
Inventé par Henry Doulton en 1827, a servi à combattre et éradiquer une épidémie de
choléra et de typhoïde2. Actuellement, les filtres en céramique se présentent sous la forme
de cartouches filtrantes possédant une porosité de 0,2 à 0,5 μm.

*Filtration en profondeur
Dans la filtration en profondeur, les particules sont retenues à l’intérieur du filtre et ne
forment donc pas de gâteau en surface, le colmatage s’effectue ainsi beaucoup moins vite.
Cependant, cette technique est réservée à la filtration des très petites particules, d’une taille
allant du nanomètre jusqu’au micromètre.

*Filtres à osmose inverse
L’osmose inverse est un système de purification de l’eau contenant des matières en solution
par un système de filtrage très fin qui ne laisse passer que les particules dont la taille est
inférieure ou égale à celle d’une molécule d’eau soit 1 nanomètre mais du coup enlève aussi
tous les minéraux


* Filtres au charbon actif
Systèmes de filtration utilisés dans les carafes filtrantes ou porte filtre de taille 5 », 7 », 9-3/4
et 20 » (5 μm et 10μm) pour éliminer l’odeur et le goût et certains pesticides. Nous pouvons
imaginer que les médicaments ayant des diamètres équivalents seront éliminés.


Il nous semble important de rappeler que les principaux polluants sont :
Nitrate
La présence de nitrates est considérée à « haute concentration si >10 mg N/L) »
dans l’eau de boisson :la norme francaise est de 50 mg /L
A partir de 10mg cela augmente légèrement le risque de plusieurs types de cancer(colo-
rectal ,œsophage , rein ,ovaire ..) car cela représente une source endogène de nitrites et
sont aussi perturbateurs endocriniens.

Chlore
C’est un oxydant puissant qui, mélangé à l’eau, brûle les matières
organiques qu’elle contient, et en particulier les virus pathogènes et les microbes en
une demie heure : mais aussi nos cellules. L’OMS recommande une teneur de 0,2
4/à 0,5 mg/l en sortie d’usine afin que  la teneur en « chlore libre résiduel » soit
limitée à 0,1 mg/litre au bout du réseau.
Les normes ont triplées après les attentats du 11 septembre puis avec la pandémie
de Covid ;de fait des taux élevés sont notés

Aluminium :
Sa présence dans l’eau du robinet peut être naturelle mais également être liée à l’utilisation
de sels d’aluminium lors d’une étape du traitement de potabilisation . Les sels d’aluminium
sont utilisés afin d’éliminer les substances troubles durant le processus de floculation. Les substances en suspension :huiles , graisse, particules colloïdales (inférieures à 1 μm) sont
transférées dans des agrégats séparables, qui sont ensuite séparés par sédimentation.
La norme en vigueur 200 μg d’aluminium par litre d’eau.
Cette norme reprend les recommandations de l’OMS déjà établies en 1994, 1998 et 2004 dans ses directives pour les eaux de boisson.

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LES PESTICIDES DANS L’EAU POTABLE

Vague toxique vous parle de la pollution de notre cher Océan , mais n’oublie pas celle de l’eau du robinet et n’oublions pas qu’il est recommandé de boire environ 1,5 litre d’eau par jour.

🚰 Dans l’article du Monde du 21 septembre 2022, nous apprenons que 20 % des français (soit environ 12 millions de personnes) ont reçu régulièrement ou épisodiquement une eau non conforme aux critères de qualité en particulier par dépassement des seuils pour les pesticides ou leurs produits de dégradations qui sont souvent aussi toxiques.

⚠️ Il faut savoir que sur la côte basque en plus de la maïsiculture, l’eau qui vient de la Nive prélevée en dessous de Cambo risque fort d’être contaminée par des résidus de médicaments vu que cette ville héberge nombre de centres de soins.

👉🏻 Que faire alors ? Pas d’eau en bouteille plastique contaminée par des microparticules de ce plastique et qui vont grossir le 6° continent de plastique.
L’idéal serait d’avoir des bouteilles d’eau de source en verre consignée mais cela n’est toujours pas mis en place.
Nous vous conseillons donc vivement des systèmes de filtrations

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