Idées reçues sur les eaux de baignade au Pays Basque . 2

Nous avons souhaité apporter nos petites corrections ( en gras ) et notre vision du problème au guide réalisé par la Communauté des Agglomération du Pays Basque . 

IDÉE-REÇUE N°3 : LES STATIONS D’ÉPURATION SONT OBSOLÈTES

Non, la quasi totalité de nos stations sont parfaitement conformes et largement dimensionnées pour traiter les eaux usées, même en saison estivale. Seuls 3 équipements, sur les 117 que compte l’agglomération, sont aujourd’hui concernés par des non conformités européennes. Pour ces 3 ouvrages, la mise aux normes est soit déjà largement engagée (Mauléon, Saint-Jean-de-Luz ),soit terminée (Bassussary).
Notons qu’ à Saint-Jean-de-Luz le projet n’est pas encore défini, Arcangues Arbonne Ahetze ne sont pas équipées .Enfin nous recevons les eaux des stations d’ Orthez et de Pau qui sont non conformes.
La Communauté Pays Basque conduit, par ailleurs, un vaste programme de modernisation sur plus d’une vingtaine d’installations afin d’adapter les capacités de traitement à l’augmentation de la population prévue dans les prochaines décennies et d’améliorer les performances de traitements, en particulier sur l’azote ou le phosphore. Des investissements très importants sont également consacrés à la rénovation des réseaux de collecte et à la création de bassin de stockage en amont des stations afin d’éviter des déversements par temps de pluie. Les stations d’épuration sont des ouvrages sensibles qui sont particulièrement surveillés. Il y a d’abord une auto-surveillance des équipements assurée en continu par la Communauté Pays Basque mais surtout par le délégataire : majoritairement SUEZ mais aussi des inspections régulières réalisées par les services de l’Etat.
La qualité des eaux usées traitées rejetées par les stations est elle-aussi analysée en permanence. Ces informations n’ont rien de confidentiel. Chacun peut y accéder via le portail national de l’assainissement collectif.

https://www.google.com/search?client=safari&rls=en&q=%C3%89tat+des+lieux+et+am%C3%A9lioration+des+connaissances+des+flux+de+nutriments+dans+le+bassin+de+l%E2%80%99Adour+et+sur+le+p%C3%A9rim%C3%A8tre+du+SAGE+Adour+aval&ie=UTF-8&oe=UTF-8

Le rapport ci-dessus qui étudie les nutriments dans l’Adour conclue que «  les secteurs présentant l’influence la plus grande au regard des flux de nutriments d’origine anthropique du SAGE Adour aval (Bayonne)  sont l’agriculture et l’assainissement collectif.« 

Ces nutriments (Azote et phosphore) sont  responsables de la pollution et l’eutrophisation* de notre littoral .Ceci démontre donc l’insuffisance d’épuration de ces nutriments par les  stations  d’épuration.

*L’eutrophisation est un déséquilibre du milieu provoqué par l’augmentation de la concentration d’azote et de phosphore dans l milieu . Elle est caractérisée par une croissance excessive des algues ou microalgues.
Leur prolifération provoque l’appauvrissement , puis la mort de l’écosystème aquatique présent.

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Idées reçues sur les eaux de baignade au Pays Basque . 1

Nous avons souhaité apporter nos petites corrections ( en gras ) et notre vision du problème au guide réalisé par la Communauté des Agglomération du Pays Basque . 

IDÉE-REÇUE N°1 : AU PAYS BASQUE, LES ÉGOUTS DÉBORDENT DANS L’OCÉAN

Oui, il peut arriver localement que certains réseaux de collecte débordent mais ces événements restent rares et n’arrivent pas qu’au Pays Basque ! Certaines zones de réseau n’ont pas été refaites depuis des décennies et ne sont plus étanches certes beaucoup de travaux de rénovation sont entrepris mais il faut rattraper le retard. Dans les faits, que se passe t-il ? Lorsque les stations d’épuration ne peuvent pas gérer les masses d’eau qui se déversent dans le réseau (comme ce peut être le cas lors de fortes pluies ou afflux de population touristique ), l’eau est d’abord renvoyée vers des bassins tampon. Il en existe 139 sur le territoire. Ce n’est que lorsque la capacité de stockage des bassins est dépassée que des déversements ont lieu. Mais l’eau qui est rejetée dans le milieu naturel n’est pas celle de nos toilettes ! C’est une eau diluée qui ne contient qu’une infime concentration de polluants. Pour 1000 litres d’eaux rejetées, 1 litre seulement contient de l’eau usée. On voudrait le croire !

Il faut citer un élément important du dispositif . Le centre de recherche Rivages Pro Tech (RPT), situé à Bidart (France), centre d’expertise technique et scientifique du groupe SUEZ Eau France. Spécialisé dans la gestion des milieux aquatiques, RPT développe et applique des technologies d’océanographie opérationnelle de soutien aux pouvoirs locaux pour la gestion des zones côtières.

Gérant « des giga téra de données « Issues de la surveillance des milieux : elle propose une  modélisation intelligente  de la pollution : en résumé RPT définit le meilleur moment pour vider les bassins afin que le contrôle de l’Ars soit bon le matin.

IDÉE-REÇUE N°2 : IL FAUT CONSTRUIRE PLUS DE BASSINS !

Non, construire toujours plus de bassins ne peut pas être pas la seule réponse. Sous l’effet du changement climatique, le Pays Basque va devoir gérer des épisodes pluvieux plus fréquents et plus intenses. Ce qu’il faut limiter, c’est le ruissellement des pluies qui charrie vers les cours d’eau et l’océan les polluants et déchets qui se trouvent sur les routes ou sur les terres. La stratégie aujourd’hui poursuivie consiste à faciliter l’infiltration de la goutte d’eau au plus près de là où elle tombe. Cela suppose de revoir en profondeur l’urbanisme de nos villes en revégétalisant partout où c’est possible. Tout à fait d’accord ! il faudrait aussi restaurer les berges et le fond de nos cours d’eau pour qu’ils retrouvent leurs capacités d’auto-épuration mais aussi de défendre des pratiques agroécologiques qui préservent la capacité d’absorption des sols. Effectivement mais rien n’est vraiment prévu ! 
Au Pays Basque, de nombreuses communes suivent cette voie et imposent, par exemple, des règles de compensation aux nouvelles constructions pour la perte des terrains artificialisés.

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L’EAU DU ROBINET EST- ELLE VRAIMENT POTABLE ?

Le 26 janvier nous nous faisions l’écho de l’émission « Vert de rage » de France 5.

Nous regrettons cependant que  ces analyses ne se pratiquent qu’en réaction à des actions médiatiques alors que l’on attend des institutions un travail prospectif et pédagogique.

Le 10 avril dans le journal Sud Ouest , par la voix de Mme Sarrade nous apprenions : «Aucune tentation, chez la responsable, de minimiser l’inquiétude que suscite cette découverte. Même lorsqu’elle rappelle que les quantités révélées sont « infinitésimales : 0,1 microgramme par litre pour l’une qui est le seuil de détection et 0,044 ùg/l avec un seuil à 0,03 »;

🧐 Nous sommes surpris car les 2 taux d’enfants ayant participés à l’étude et que nous avons p voir, sont beaucoup plus élevés : TPHP /3,70 ùg/L  et  3,30 ùg/L – TDCIPP : 1 ;08 ùg/L  et  0,65  ùg/L

🔎 Nous sommes aussi surpris de l’amalgame : retardateurs de flammes (ex TDCPP et le TPP ) et PFAS* anti-adhésifs 

❌ Il y a bien un point commun entre ces molécules omniprésentes dans notre environnement ce sont des CMR : Cancérigènes (qui génèrent des cancers )Mutagènes ( qui provoque des mutations)et Reprotoxiques, de plus ce sont des perturbateurs endocriniens ou hormonaux .

☝🏻Nous aurions aimé que nos élus soucieux de notre santé nous expliquent que pour ces toxiques il n’y a pas de dose seuil. Ce sont les microdoses quotidiennes qui sont responsables des pathologies : on parle d’effet cocktail !

🧪Qu’il nous disent aussi que pour se protéger il faut faire l’impasse sur les produits chimiques. 

🌱 Revenir à des matériaux traditionnels, éviter les plastiques, les revêtements anti adhésifs et tissus synthétiques autant que possible .

💦 Quant à l’eau de boisson, c’est un problème car nous devons nous en remettre à ces instances.

👉🏻 Cependant,  nous vous recommandons , après avis d’endocrinologues de filter votre eau ,et de vérifier votre taux d’iode dans les urines

Berkley, Brita… on n’est pas sûr à 100% de leur efficacité mais cela filtre de très nombreuses particules indésirables de votre eau de boisson .

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Ostreopsis : baignade interdite

Vous pouvez voir le très beau travail sur la pollution de l’eau du photographe Pablo Baquedano à Biarritz sur le campus Surfrider

N’hésitez pas à contacter l’artiste via Instagram !

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UN NOUVEAU CLASSEMENT DES PLAGES

Alors que la saison 2024 débute, voici le classement fait par l’association Eau et Rivières de Bretagne qui ne nous surprend pas :aucune plage d’excellente qualité sur notre littoral basque !

Merci pour ce beau travail qui met en lumière les manipulations des analyses bactériologiques des eaux de baignade .

Comme là-bas nous avons les mêmes sources de pollutions avec un tiercé dans un ordre différent .

Sur notre littoral surpeuplé l’été, nous le répétons, nos stations d’épurations sont insuffisantes en capacité et mal repartie sur le territoire : Ahetze, Arbonne Arcangues Bassussarry, Souraide Espelette Ainhoa ne sont toujours pas équipées .

Mais nous subissons aussi la maïsculture intensive et l’élevage de brebis, vaches, enfin le porc Kintoa qui arrive à Ascain .

Nos rivières ayant perdu leur capacité d’épuration, les pollutions de l’intérieur arrivent directement sur nos plages

Enfin comme eux, nous déplorons l’absence de surveillance entre le 15 septembre et 15 mai

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Ostreopsis n’est pas loin

Avec l’arrivée des beaux jours nous constatons le retour des algues vertes, Ostreopsis n’est pas loin

Malgre le film très fort « Algues vertes «  le dossier très complet de Sud-ouest du 12 au 14 juillet 2023B. L’eutrophisation* poursuit son chemin

Malgré nos actions ,à la date butoir de decembre 2023,nous n’avons pas réussi à obtenir le classement du littoral basque en zone sensible et vulnérables qui nous auraient  donné des moyens d’agir contre les excès de nutriments azote et phosphore  d’origine anthropique : rejet de station d’épuration et agricole

* Le terme eutrophisation vient du grec eutrophe, qui veut dire « bien nourrit ». Cet état correspond de fait à une surabondance de matière organique dans un cours d’eau, un lac ou une zone côtière. Le milieu est alors dit “Eutrophe” (en opposition à un milieu dit “Oligotrophe” qui lui est pauvre). C’est un phénomène qui entraîne l’asphyxie du milieu, donc une perte dramatique de biodiversité.

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Perdu dans la jungle de la chimie quotidienne ? Faites confiance aux labels BIO

La semaine dernière nous évoquions la contamination de l’eau par les retardateurs de flamme ajoutés  aux plastiques : TDCPP et le TPP . On parle aussi des PFAS* :substances antiadhésive: ces molécules sont cancérigènes et  perturbateurs endocriniens comme les pesticides 

Depuis 2008 environ, nous avons compris que le bio et les labels qui en vérifient l’authenticité suivant une charte définie (pour obtenir ce label le fabriquant paie cher) était la solution, même s’ils peuvent être améliorés. Il y en a peu : AB, Eurofeuille, EcoCert, Cosmos et Cosmebio .

Alors, l’industrie a inventé des pseudos labels pour nous égarer avec de fausses connotations Bio:  on met du vert , du frais ,du local , 0% , végan… pour perdre le consommateur 
La preuve encore dernièrement,  des associations censées défendre les consommateurs mettent en avant ces  produits d’hygiène contenant pourtant des  substances dangereuses alors que ceux certifiés bios ne sont même plus étudiés.

Alors pour une peau saine et pour toute la famille, optez pour un savon de saponification à froid, sans huile essentielle (testé et reconnu depuis 3000 ans et sans contenant en  plastique !).

Pour le ménage on va au plus simple , on s’inspire des recettes d’autrefois .

C’est l’ADN de Vaguetoxique : comprendre la chimie quotidienne pour mieux s’en protéger  

PFAS*(per ou polyfluoroalkyl prononcer Pifasse) présente sur les poêles Tefal mais aussi de nombreux revêtements  retardateurs de flamme ajoutés  aux plastiques : TDCPP et le TPP

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« VERT DE RAGE » AU PAYS BASQUE

Le 15 janvier dernier, l’émission «  Vert de rage » de France 5 révélait la contamination des enfants du Pays Basque sud par des retardateurs de flammes phosphorés  (probablement présents dans l’eau potable) 

📈 TDCPP et TPHP  : Taux 3 à 5 fois supérieur à ceux de Paris, l’ordre de 3 à 8 ùg/l sur les analyses des enfants 

👉🏻 et non inferieur à 0,1 ùg/l comme dit la communauté d’agglomération sur leur site internet. 

Les retardateurs de flammes bromés (PCB) ont été interdits car ce sont des polluants persistants cancérigènes et perturbateurs endocriniens*. 

❌ Les retardateurs de flammes phosphorés qui ont remplacé les précédents n’ont pas de normes mais ont la même toxicité. 

Cela pose plusieurs questions :

 1️⃣ S’agit -il d’un des éléments du cocktail de micropolluants présent dans notre environnement,comme l’a montré l’étude de l’UPPA* Micropolit sur l’estuaire de l’Adour ?

2️⃣ Est-ce particulier au Pays Basque ou partout en France ?

3️⃣ Comment s’en protéger ?

Vous pouvez compter sur Vague Toxique pour faire toute la lumière sur ce problème.

*perturbateur endocrinien: toute substance pouvant agir négativement sur notre fonctionnement hormonal.

*UPPA  : Université Pau Pays de l’Adour

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PROJECTION « LA RIVIERE » AU CINEMA DE GUETHARY.

Vague toxique et la commission eau du CADE vous proposent un débat après la projection du film de Dominique Marchais : La rivière.

RDV le jeudi 8 février à 20H au Cinéma GETARI ENEA de Guéthary .

Ce film, tourné au pied des Pyrénées, fait de la rivière une star. Il évoque avec poésie toutes les problématiques de l’eau et montre de très belles personnes à son chevet.

Nous serons heureux de vous rencontrer à cette occasion pour échanger sur nos soucis environnementaux, exposés au fil des jours sur notre Instagram.

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VOEUX 2024

Nous vous présentons nos meilleurs vœux pour 2024 et vous remercions pour votre soutien si important pour garder le moral .

Vague Toxique essaie de rester optimiste, pourtant le bilan 2023 n’est pas encourageant :
-Nous allons perdre des millions d’euros de subvention qui auraient permis d’améliorer nos stations d’épuration car les instances responsables n’ont pas vu la nécessité de déclarer notre littoral en Zone Sensible à la pollution .
-Les cyanobactéries pullulent ( Uhabia , lac Marion … )
-La France est championne d’Europe des dérogations pour continuer à épandre des pesticides et notre eau n’est plus vraiment potable.
-Le plan Ecophyto lancé en 2009 qui avait pour objectif de réduire de 50 % en 10 ans ,le recours aux produits phytosanitaire est un échec car basé sur le volontariat mais il est reconduit ! Heureusement, vous êtes de plus en plus nombreux à agir à votre niveau et nous sommes surs que tel le colibri, chaque petit geste compte.

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